Oléron dit non aux résidences secondaires: Quelles sont les raisons?

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Pourquoi Oléron veut interdir la construction de résidences secondaires

Découvrez comment l’île d’Oléron se transforme pour privilégier ses habitants ! Entre les cartes postales idylliques et la réalité, l’écart se creuse. Cette charmante île française fait face à une tension immobilière croissante, poussant certaines communes à prendre des mesures drastiques, notamment en interdisant la construction de résidences secondaires. Plongez dans les détails de cette transformation majeure.

Des mesures radicales pour une crise du logement persistante

Face à une crise du logement qui ne cesse de s’aggraver, l’île d’Oléron a vu ses communes prendre des décisions fortes. À Saint-Pierre-d’Oléron, par exemple, le maire Christophe Sueur a fait une déclaration dans Le Littoral, affirmant que désormais, seules les constructions destinées à devenir des résidences principales ou des logements à l’année seront autorisées. Cette initiative vise à réserver le foncier disponible exclusivement aux résidents permanents de l’île.

En complément, depuis 2025, une surtaxe d’au moins 30% sur la taxe d’habitation a été imposée aux propriétaires de résidences secondaires, augmentant leur fiscalité de 150 € en moyenne. Ce tour de vis fiscal et réglementaire témoigne de l’urgence de la situation.

Un cadre légal strict pour soutenir les résidents locaux

Afin de s’assurer que les nouvelles constructions bénéficient bien aux habitants de l’île, les règles sont claires et strictes : pour être éligible à construire, il faut résider sur l’île au moins huit mois par an. Les exceptions sont limitées à des motifs professionnels ou de santé. Les contrevenants risquent des pénalités sévères pouvant atteindre 1 000 € par jour, avec un plafond annuel de 100 000 €.

Une île sous pression

Le maire du Château-d’Oléron, Michel Parent, avait déjà exprimé son inquiétude en 2025, signalant que de nombreuses familles ne pouvaient plus se permettre de vivre sur l’île, ce qui entraînait la fermeture de classes et d’autres problèmes sociaux. La situation est exacerbée par l’explosion des locations touristiques type Airbnb, avec une augmentation de 400 nouveaux meublés par an depuis 2020, dépassant les 4 000 biens.

En réponse, les autorités prévoient d’instaurer des quotas pour ces locations dès le 1er janvier 2026, afin de freiner cette croissance et de préserver l’offre de logements pour les résidents permanents.

Un paysage immobilier en pleine mutation

Sur les 30 000 logements de l’île, près de 22 000 sont des résidences secondaires, ce qui représente 62 % du parc immobilier local. Ce pourcentage élevé montre à quel point l’île est prisée par les non-résidents, mais aussi combien il est crucial de prendre des mesures pour équilibrer la situation et répondre aux besoins des habitants à l’année.

L’île d’Oléron, avec ses plages de sable fin et ses villages pittoresques, est au cœur d’une transformation majeure. Les mesures prises par les communes reflètent un engagement fort pour garantir un développement plus durable et plus équitable de l’habitat local. Cette initiative pourrait bien devenir un modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires.

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